ZÉRO DÉCHET, QUÈSACO ?

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Aujourd’hui nous allons aborder un sujet qui envahit la toile, les librairies, les discussions, etc. Bref, sans surprise au vu du titre de cet article, nous allons parler du “Zéro Déchet”.

BÉA JOHNSON ET LA RÈGLE DES 5 R :

Nous ne pouvons pas parler de zéro déchet sans évoquer Béa Johnson. Béa Johnson est une, si ce n’est LA, figure emblématique dans ce domaine. C’est elle qui, il y a plus de 10 ans maintenant, a créé et mondialisé le mouvement du zéro déchet. Notamment au travers de son blog, de son livre et de diverses émissions, dans lesquels elle partage ses trucs et astuces pour réduire ses déchets. Béa Johnson est aussi à l’origine de la règle des 5 R (en anglais), des étapes à suivre dans l’ordre précis afin de réduire ses déchets au maximum.

LA RÈGLE DES 5 R :

REFUSER ce dont nous n’avons pas besoin (refuse)


Cette étape se déroule à l’extérieur de la maison. C’est changer notre comportement et apprendre à dire non. NON à toutes ces publicités qui envahissent nos boîtes aux lettres – NON à la dégustation de thé dans des gobelets à usage unique – NON aux échantillons de parfum ou de crème hydratante – NON aux prospectus que l’on nous tend dans la rue. Et la liste n’est pas exhaustive.

En fait, il faut surtout que nous prenions conscience de notre rôle en tant que consommateur. Accepter ces choses équivaut à tolérer cette production de déchet, souvent inutile. Plus nous acceptons ces choses dont nous n’avons pas besoin, plus elles nous seront proposées. C’est la loi de l’offre et de la demande. Si nous disons non, la demande diminuera, et tout porte à croire que l’offre diminuera elle aussi.

RÉDUIRE ce dont nous avons besoin (reduce)


Ici se pose la question de notre consommation. Le première chose importante selon moi, est de prendre le temps de répondre à la question suivante : en ai-je besoin, ou simplement envie ? Je pense que ce n’est un secret pour personne, nous vivons dans une société de consommation. On nous fait croire que pour être heureux, en bonne santé, ou que sais-je, nous avons besoin de toutes ces choses. Est-ce vrai ? Avons-nous réellement besoin de tous ces carnets (et je suis la première à en acheter trop régulièrement) ? De tous ces vêtements et ces chaussures ? Et de toutes ces crèmes ? De toute cette décoration dans la maison ? Ou bien de ce dernier téléphone ? Là encore, la liste n’est pas exhaustive.

Après avoir pris conscience de notre consommation et de nos besoins, nous pouvons peut-être changer notre manière de consommer. Acheter en vrac pour limiter les emballages qui finissent à la poubelle. Prendre les transports en commun ou le vélo plutôt que de se déplacer en voiture, ou bien faire du covoiturage. Acheter des vêtements éthiques, ou encore de seconde main. Bref, il y a toujours un moyen de réduire à l’essentiel ce dont nous avons besoin.

RÉUTILISER ce que nous consommons (reuse)


Il y a deux façons de réutiliser nos produits consommés. Tout d’abord, nous pouvons donner une seconde vie à nos objets du quotidien en les détournant de leur utilisation première. Par exemple, les pots de conserve en verre peuvent servir à accueillir nos achats fait en vrac. Ou bien être utilisés comme vase, pot à crayons ou à couverts. Nos vieux t-shirts peuvent se transformer en torchons pour nettoyer nos vitres. Ou nos vieilles chaussettes être découpées pour fabriquer un tawashi (éponge lavable). Bref, les idées sur le net ne manque pas pour détourner nos objets utilisés.

Ensuite, nous pouvons donner une seconde vie à ces objets dont nous n’avons plus besoin en les vendant, ou même en les donnant. Cette veste que nous ne mettons plus et qui plaît à notre soeur. Cet appareil à gaufres qui ne sert qu’une fois dans l’année ne peut-il pas intéresser quelqu’un ? Ou bien ces échantillons de crèmes que l’on a gardé (avant de dire non) peuvent être donner à des associations (je pense notamment à l’association Féminité Sans Abri).

RECYCLER ce que nous ne pouvons ni refuser, ni réduire, ni réutiliser (recycle)


Normalement, après avoir respecté les 3 premières règles citées plus haut, le recyclage devrait être plus faible. Malgré tout, il faut savoir que le plastique n’est pas recyclable à l’infini contrairement au verre ou à l’aluminium. Je pense que tout le monde à pu voir ces images atroces d’océans envahis par ces tonnes de plastique. Pour limiter au plus notre impact, je pense qu’il est nécessaire de prendre conscience de cette réalité et d’ajuster nos choix de consommation.

Lorsque l’on parle de recyclage, nous pouvons vite être dépassés. Entre la multitude de logos, et les consignes de recyclage différentes d’une commune à une autre, il n’est pas toujours évident de savoir dans quelle poubelle doit aller notre déchet. En préparant cet article, j’ai découvert le site internet et l’application Le Guide du Tri, qui en fonction de notre commune, et du déchet sélectionné, nous indique dans quelle poubelle le jeter. Inutile de vous dire que cette application est déjà installée sur mon téléphone et va bien me servir !

COMPOSTER nos déchets organiques (rot)


De plus en plus de villes mettent à disposition des habitants des composteurs individuels ou collectifs en contre partie d’une participation minime. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie.

Quels déchets pouvons-nous composter ? En plus des déchets de cuisine (épluchures de fruits et légumes) et de jardin (feuilles, fleurs fanées) auxquels nous pensons généralement, nous pouvons aussi composter certains déchets domestiques (mouchoirs en papier, cartons bruns, marc de café)… Bref, énormément de choses peuvent se retrouver dans notre composteur. Et pour plus d’informations sur le compost, vous pouvez vous rendre sur le site de l’ADEME, qui propose un guide plutôt bien fait.

ZÉRO DÉCHET : EFFET DE MODE OU RÉEL ENJEU ?

Ce n’est un secret pour personne, le zéro déchet se démocratise, et nous en entendons parler quasi quotidiennement. Comme souvent, avec les mouvements novateurs, qui remettent en question nos acquis, notre manière de consommer, d’agir ou autre, nous pouvons être confronter à des personnes réfractèrent. Le plus souvent, nous entendons parler d’effet de mode.

Oui, le zéro déchet fait de plus en plus parler de lui. Des livres pour nous aider à comprendre cette démarche, des kits de démarrage, des produits alternatifs… Le zéro déchet est partout. La preuve, nous en parlons sur le blog aujourd’hui. Alors oui, d’un certain côté, le zéro déchet peut être considéré comme un effet de mode.

Mais, il faut aussi garder en tête qu’en 2015, d’après l’ADEME, un habitant a produit pas moins de 568 kilos de déchets ! C’est tout simplement énorme ! N’oublions pas, non plus, ces océans submergés par le plastique ! Le constat est tout simplement ahurissant, et il est grand temps d’en prendre conscience.

Alors, de mon côté, je trouve bien que le zéro déchet fasse de plus en plus de bruit et qu’il se démocratise. Chaque personne en ayant entendu parler est susceptible de réduire, ne serait-ce qu’un peu, sa production de déchets. Il ne faut pas oublier non plus que le zéro déchet est un idéal. Je doute fortement que nous puissions un jour ne produire aucun déchet. Mais comme on dit, il n’y a pas de petit geste.

Voilà pour ce qui est du zéro déchet. Que pensez-vous de ce sujet ? Est-ce un effet de mode d’après vous ? Avez-vous adopté la règle des 5R pour limiter vos déchets ? Dites-nous tout, la discussion continue dans les commentaires !

Pour continuer dans le sens du zéro-déchet, cet article sur le jour du dépassement pourrait peut-être vous plaire.

À très vite,

Signature Marion Potions Ethiques
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2 Comments

    1. Coucou toi,

      Merci pour ce premier commentaire sur le blog <3
      J'espère que tout cela te plaît 🙂

      Je suis tout à fait d'accord avec toi. Une fois qu'on y a touché on ne peut plus revenir en arrière, tout nous parait futile en fin de compte !

      Des bisous de nous,
      Angélique🍀

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